samedi 25 juin 2011

Tunisie - Justice : premier pays nord-africain à adhérer à la Cour Pénale Internationale

 L'Appel Républicain salue cette avancée supplémentaire de la Tunisie sur le chemin de la transparence, du droit et du respect de l'homme. Il reste encore à faire, l'effort doit être maintenu, la confiance passe par là. 

 Ban Ki Moon, le Secrétaire général de l’ONU recevant les lettres d'adhésion de la Tunisie a déclaré « Cette étape significative est particulièrement importante à la lumière des changements fondamentaux qui sont survenus en Tunisie cette année »,
« Le monde est redevable au peuple et au gouvernement de Tunisie pour son soutien à la Cour pénale internationale"
De même la CPI ( Cour Pénale Internationale ) a salué ce geste tunisien à un moment où la région vit des moments difficiles...

mercredi 15 juin 2011

Tunisie : "pour fleurir, le cadre économique et social tunisien a besoin de la confiance et la transparence, ingrédients essentiels d’une société apaisée et d'une démocratie"


Rafâat Dali
 On ne peut construire rapidement et durablement sur un flou persistant ou une certaine opacité.
En réponse à l’article : "tunisie-pour-fleurir-la-democratie-a-besoin-d-un-cadre-economique-et-social-apaisé" paru dans le Monde .fr du 13/06/2011 et signé par Elyès Jouini universitaire.
  
Mais au final, dans le contexte post révolutionnaire tunisien actuel, on dirait plutôt que : 
« pour fleurir, le cadre économique et social tunisien a besoin de la confiance et la transparence, ingrédients essentiels d’une société apaisée et d'une démocratie » On ne peut construire rapidement et durablement sur un flou persistant ou une certaine opacité.

 Lien de l'article source :  http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/13/tunisie-pour-fleurir-la-democratie-a-besoin-d-un-cadre-economique-et-social-apaise_1534669_3232.html

vendredi 10 juin 2011

Tunisie : Les autorités devraient libérer un officier de police Samir Fériani qui avait dénoncé de graves exactions..Rapport du HRW


La mère de Samir Fériani soutenu par les manifestants
 Selon ce rapport daté du 9 juin 2011, un officier de Police, Samir Feriani,  qui avaient dévoilé réglementairement  par courrier des exactions et procédures proBen Ali au ministre de l’intérieur a été arrêté et mis à la disposition du tribunal militaire.


L’Appel Républicain de Tunisie s’inquiète de ces dérives à répétition.
Il se joint à l’appel de HRW et demande la libération de Samir Fériani afin qu’il puisse défendre son honneur et exprimer sa version des faits en toute liberté devant l’opinion publique.
Si ce rapport s’avère véridique, l'affaire devient extrêmement grave. Cela veut dire qu'aucun tunisien n'est dorénavant à l’abri du bâton, et que face à une injustice à l’encontre d’un père, d’un frère ou de lui même, il ne peut que se taire. Le choix est donc clair : soit condamner de toutes forces ces pratiques soit se résigner de nouveau au « silence des cimetières » et bon vent pour les prochaines élections...
En attendant, l’Appel Républicain demande également à la justice militaire de faire toute la lumière sur cette affaire. Voici le lien de ce rapport publié sur le site officiel de HRW :  : 
9 juin 2011 

mardi 7 juin 2011

Sans transparence, il n’y a pas de confiance. Sans confiance, il n’y a pas de construction. Le PDP, Ennahdha et ce gouvernement en assument l’entière responsabilité pour le présent et l'avenir

Le PDP, malgré certains talents individuels, a choisi la voie de l'opportunisme et de l'individualisme. La politique du lièvre au dépens de tous les partis présents et ceux qui ont été refusés pour non allégeance aux officines occultes en est un des symboles. Ses dirigeants nagent dans l'opacité de la transition voulue par le PDP et ce gouvernement qui malgré certains efforts ne joue pas la transparence. Et la fable du lièvre..dans un échiquier politique fabriqué sur mesure.. ..vous connaissez la suite..En Tunisie, aux cotés de la "Mercedes", il y a aussi "la Brouette de légumes". Il faut y penser quand on se croit en démocratie.... Sans transparence, il n’y a pas de confiance. Sans confiance, il n’y a pas de construction. Le PDP, Ennahdha et ce gouvernement en assument l’entière responsabilité pour le présent et l'avenir. Ils font perdre un temps précieux à la Tunisie et à son développement.
Commentaire de l'Appel Républicain en réponse à l'article paru dans Espace manager le 6 juin 2011 :  
un-militant-pdp-repond-aux-detracteurs-de-son-parti  (http://www.espacemanager.com/politique/tunisie-un-militant-pdp-repond-aux-detracteurs-de-son-parti.html) signé par Sadri Sancho, militant PDP

samedi 4 juin 2011

Mohamed Charfi et d’autres, témoignage de la dérive d’une conscience

Par Rafaet Dali
En réponse à l’article de Mohamed Ayadi intitulé « Hommage à Mohamed Charfi, un héros qui a tout d’un homme » publié dans Leaders


 Avec tout le respect que j’ai pour sa famille,  pour l’auteur de cet article, et pour la vérité historique, Mohamed Charfi a, à une certaine période de sa vie politique, malmené lourdement sa conscience au point de choquer ses propres amis et ceux qui lui portaient une authentique estime. Oui, il avait incontestablement de grandes qualités mais son comportement et certaines de ses déclarations (en tant que ministre et haut responsable de la ligue des droits de l’homme ) ont vivement choqués car  elles défendaient l’indéfendable et l’innommable alors que des centaines de tunisiens étaient torturés, exilés et certains assassinés par les hommes de main de Ben Ali dans les locaux spécialisés.
Mohamed Charfi,  Saadoune Zmerli, Khemaies Chammari, Serge Adda, Daly Jazy et d’autres, responsables nationaux et dirigeants de la ligue des droits de l'homme en ce temps, ont été, hélas pour notre malheur,  les ambassadeurs de Ben Ali pour parfaire et adoucir son image auprès de leurs amis occidentaux,  encenser le tableau d’un « certain génie », grand  rempart contre « l’intégrisme et le terrorisme »  afin de légitimer en quelque sorte les écarts et traitements inhumains » envers des centaines de familles tunisiennes innocentes mais coupables simplement parce que musulmanes dans un pays où l'islam est religion dominante. Ils ont été récompensés par Ben Ali de quelques ministères et hautes fonctions pour services rendus.
De ce fait, ils portent une part de double responsabilité avec celle de  la longévité du règne criminel de Ben Ali (23 ans), protégé ainsi par un occident que l'on a trompé, qui a assumé, de ce fait,  le silence assourdissant qui cachait les larmes et les cris des suppliciés innocents et de leurs familles déchirées. 
Ben Ali pouvait alors s'asseoir confortablement au pouvoir pour de longues années avec la bénédiction des grands et pour le malheur des tunisiens.
Je suis désolé pour ce témoignage qui ne contredit pas par ailleurs les autres multiples qualités incontestables de monsieur Charfi ni celles des autres personnes citées. Je suis désolé pour sa famille que je respecte beaucoup, mais un homme politique porte aussi en lui son lot d’erreurs plus ou moins lourd à porter.
Je lui en avait fait part personnellement, directement et publiquement à Paris devant un parterre de personnalités présentes à l’époque, dont le ministre  Edgard Pisani ( Président de l'institut du Monde Arabe en ce temps là) en termes extrêmement durs et il en avait été ébranlé. Oui je me souviens comme aujourd’hui, son visage était devenu livide d’un seul coup comme s’il avait perdu tout son sang. Il en avait pris conscience et dans les semaines qui suivirent, il avait pris des décisions en conséquences. Je sais qu’il en avait beaucoup souffert, ce qui prouve qu’il restait un homme de conscience tiraillé par une grande erreur de jugement.
Et, encore une fois désolé,  j’en parle en tant que victime (opposant et exilé durant plus de 11 ans) mais aussi, comme je vous l’avais signalé en tant que contradicteur direct de Monsieur Charfi suite à un échange historique à Paris en présence d’un grand nombre de personnalités politiques.
Ceci est écrit pour la vérité sans plus, pour que cela ne se reproduise plus, pour que l’on tire des leçons et bien sûr et du fond du cœur, avec tout le respect que j’ai pour sa famille et ses proches.
Par Rafaet Mrad Dali

Mohamed Ayadi a été secrétaire général du Ministère de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Lien de l’article de Mohamed Ayadi intitulé « Hommage à Mohamed Charfi, un héros qui a tout d’un homme » publié dans Leaders : 
http://www.leaders.com.tn/article/m-charfi-un-heros-qui-a-tout-d-un-homme?id=5368

vendredi 3 juin 2011

Le «Dégage», de Lotfi Abdelli, slogan de la révolution tunisienne, élu mot de l’année 2011

Lotfi Abdelli

Extraits de Kapitalis : L’expression «dégage» a été choisie comme «mot de l’année» 2011 par le jury du 7e Festival du mot, qui se tient du 1er au 5 juin, à La Charité-sur-Loire (Nièvre, France).


Cette expression avait été brandie, depuis le début de l'année, comme un étendard de la révolution tunisienne, avant d’être repris par les révolutionnaires dans les autres pays arabes.
C’est, en fait, le comédien Lotfi Abdelli
qui a utilisé le premier cette expression  pour apostropher l’ex-dictateur Ben Ali et lui demander de quitter le pays, dans une vidéo balancée sur le réseau social Facebook en pleine révolution tunisienne. 
Une très large majorité du jury, présidé par le linguiste Alain Rey et composé de journalistes, écrivains, sociologues ou encore sémiologues, a choisi le mot «dégage» au sein d’une liste de termes présélectionnés.
S’y côtoyaient également les termes «aggravation», «déclinisme», «girouette», «indignation», «ingérence», «laïcité», «mercato», «patrouilleur», «populisme», «ressortissant», «révolte», «succession», «syndrome», «tablette».
A la lecture de cette liste, on comprend pourquoi «Dégage !» a finalement été plébiscité, car aucun des mots indiqués ci-haut n’a eu, au courant de 2011, autant de puissance évocatrice et d’impact universel, de Tunis au Caire, en passant par Sanaa, Damas, Alger, Rabat, mais aussi Madrid et Paris.
«Cet impératif a été brandi en Tunisie au début d’un mouvement d’insurrection populaire et pacifique, devenu une révolte puis une révolution. ‘‘Dégage!’’ signifie à la fois partir, s’en aller, libérer ce qui est coincé, retenu ou encore déblayer, désherber, désencombrer», dit Alain Rey.
L'an dernier, la "dette" avait eu la faveur du jury, succédant à "parachute doré" (2009) et "bling-bling" en 2008.

http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/4217-ldegager-slogan-de-la-revolution-tunisienne-elu-mot-de-lannee-2011.html

jeudi 2 juin 2011

Plus de 25 "partis politiques satellites" nouveaux, fabriqués et visas accordés par les officines occultes du premier ministère.

Plus de 25 "partis politiques satellites" nouveaux, fabriqués et visas accordés par les officines occultes au service du premier ministère.
Plus de 20 formations ou partis "indépendants non aux ordresrefusés ou visas non accordés dont l’Appel Républicain.
Les premiers sont muselés, sages et disciplinés pour préserver les intérêts particuliers et l'échiquier en place.
Les seconds ne se tairont pas pour préserver l'intérêt général.
Le gouvernement avec ses "conseillers de l'ombre" (connus sur la place)  à l'entendement figé sur l'avant janvier 2011, croit ainsi mettre en place, un échiquier politique sur mesure et pratiquer ainsi la "haute stratégie" en vue de la prochaine constituante. Si du moins, cela allait dans le sens de la transparence et du rassemblement. Mais on ne peut tromper son monde lorsque l'on pratique le favoritisme et la division. En cours de démocratie, cela ne peut marcher. Donc erreur.
Résultat : c'est clair comme "eau de roche", on insulte l’intelligence des tunisiens et l'opacité favorise les extrêmes. Attention au vote sanction.
La clé de toutes les portes : c'est la confiance. Qu'on on se le dise. Alors, sans transparence, peut il y avoir de la confiance?
Face à l’opacité et aux calculs de clans aux dépens des autres formations, qui font perdre un temps précieux à la transition démocratique et qui freine le développement du pays, qu'attend le Président de la république, Monsieur Foued Mebazza pour corriger le tir ? 
Que font les autres partis politiques « transparents » en place pour défendre la transparence?
  
« La révolution tunisienne est un modèle pour toute la région, qui ne doit pas échouer ».
Dans tous les cas, la Tunisie et les tunisiens ont donné la preuve de leur maturité et leur vigilance. C'est pourquoi, la révolution vaincra et la démocratie réelle s'installera quel qu'en soit le prix.

Par Rafâat Mrad Dali.

L’appel Républicain poursuivra sa vigilance et sa dénonciation de toute opacité gouvernementale ou de toutes formes de violations des principes démocratiques et de la souveraineté populaire d’où qu’elles viennent.