jeudi 25 juillet 2013

Rafaat Mrad Dali : l'assassinat de Mohamed Brahmi est un triste jour pour la Tunisie. La condamnation est unanime.

Mohamed Brahmi (Tuniscope)
Toutes nos sincères condoléances à toute sa famille et à ses proches.
L 'éternel question. Qui a commandité et à qui profite ce crime horrible?
Je suis convaincu que les tunisiens sauront vivre ce deuil avec tout le calme et la détermination nécessaires en vue de connaître la vérité, toute la vérité comme nous l'avons toujours exigé, sans relâche,  pour Chokri Belaïd..La diabolisation de l'autre à outrance est devenu un sport national chez les politiques et cela ne peut que mener à la haine et à la violence en particulier chez les personnes manipulables et ils sont légions.. Nous n'avons jamais cessé de le rappeler à la classe politique et à certains médias, gagnés plus par l'hystérie et les rumeurs dégradantes que par les échanges et débats constructifs...C'est ainsi que l'on fragilise une société pour mieux la déstabiliser. Ben Ali,  ses adeptes et ses hommes de main doivent surement relever la tête en ces temps -ci.

NB : dans un communiqué publié avant hier, j'avais lancé une alerte qualifiée de significative sur le climat de tension particulier entretenu en vue d'une tentative de déstabilisation proche préparée par certains parties contre révolutionnaires bien infiltrées dans les rouages du système sécuritaire et judiciaire.
Mes prémonitions s'avèrent encore exactes..


PS en réponse à certains commentaires : je rappelle haut et fort qu'en Tunisie je ne suis partisan d'aucun parti ou idéologie de la place. Ayant exercé le pouvoir durant plus de 10 ans à l'ombre du plus haut sommet de l'état sous Bourguiba, j'exprime, à travers ce blog, la riche expérience de ce vécu local avec ses hauts et ses bas, expérience qui m'a valu d'être, également et jusqu'à ce jour, un élu français, tête de liste de surcroit ( je suis un double national), vivant en direct en France l'esprit et la forme démocratique. Je ne suis actuellement, grâce à Dieu,  ni dans l'enfer de la gouvernance transitionnelle post révolutionnaire ni dans l'opposition guidés plus par les égos et les intérêts bassement partisans. Mon seul guide politique est ma conscience au service de l'humanisme, du respect d'autrui et de l'intérêt général. Je suis et reste profondément respectueux du choix des urnes. 
L'Appel Républicain est un observatoire vigilant contre tout dérapage envers la démocratie et les urnes.

mercredi 24 juillet 2013

Tunisie : Le délire absolu des procédures judiciaires dans toutes leurs splendeurs mais aussi un signal dangereux significatif...

Voilà ce que l'on peut lire, entre autres, à travers la presse tunisienne dont vous trouverez ci-dessous le contenu..
Il s'agirait d'une plainte "originale" déposée par un certain syndicat de la police crée par Béji Caid Essebssi à l'époque où il était chef du gouvernement avant les premières élections post révolutionnaires afin de faire juger prochainement, tenez vous bien, Rachid Ammar, (celui qui a refusé de tirer sur le peuple le 14 janvier et qui a sauvé la révolution), et d'autres hauts responsables pendant que l'on libère, la semaine dernière tous les anciens symboles et tortionnaires de l'ancien régime sans que cela fasse frémir ce fameux « syndicat de sécurité intérieure. ».. L'information peut paraître loufoque mais c'est le signe d'une belle conspiration contre- révolutionnaire qui commence et qui confirme d'autres données non moins suggestives sur l'infiltration rampante de la justice et de la police..C'est le début de la nouvelle revanche de Ben Ali sur ses délogeurs.
Une alerte significative.......

Lien sur Kapitalis: http://www.kapitalis.com/politique/17303-tunisie-politique-d-anciens-hauts-responsables-devant-le-tribunal-militaire.html
Titre de l'article : D'anciens hauts responsables devant le tribunal militaire
Contenu de l'article paru dans la presse :
« Le général Rachid Ammar, chef d'Etat major des trois armées démissionnaire, et d'autres symboles de l'ancien régime seront entendus par le tribunal militaire permanent de Tunis.



La plainte déposée par le Syndicat des forces de sécurité intérieure contre le général Rachid Ammar et d'autres responsables de l'ancien régime, notamment l'ex-Premier ministre Mohamed Ghannouchi, l'ex-président par intérim Foued Mebazaa, le général Ahmed Chabir, ex-Directeur général de la Sûreté nationale, ainsi que Larbi Nasra, patron de Hannibal TV, pour complot contre la sûreté de l'Etat.

Le syndicat accuse ces anciens hauts responsables de l'Etat d'avoir commis, ordonné et participé à des meurtres, propagé de fausses informations et incité les citoyens à s'entretuer.

La requête sera examinée dans les jours qui viennent par le tribunal militaire.

Selon le Syndicat, les présumés accusés seront poursuivis selon les articles 32, 70, 71, 74, 201 et 205 du Code pénal. Par cette action en justice, il souhaite lever définitivement le voile sur ce qui s'est exactement passé les jours suivants le 14 janvier 2011, après la fuite de l'ancien président Ben Ali, qui a enregistré plusieurs morts et blessés par balles. »

jeudi 4 juillet 2013

François Hollande en visite en Tunisie. Un geste hautement amical à l'image de l'excellence des relations Franco-Tunisiennes

Le président de la république française a déjà effectué une visite post- révolution très appréciée en tant que candidat aux élections présidentielles et réitéré son soutient à la transition.

mardi 2 juillet 2013

Rafaat Mrad Dali : L’Égypte manque douloureusement de référents éclairés.

Les égos de toutes les parties dominent la raison. Le peuple est pris en étau et fait l'objet de toutes les manipulations improductives internes et externes.
Renverser les urnes par la rue ou par les baïllonnettes n'est pas la solution car il constituera un précédent encore plus redoutable et l’Égypte souffrira davantage.. Attention à la gueule de bois après la kermesse.

lundi 1 juillet 2013

mercredi 22 mai 2013

Rafaat Mrad Dali : Il n' y a pas pire pour un humain que de vivre sous le joug d'une dictature féroce qui..


Rafaat Mrad Dali : en réponse à l’émission Tv France 3 : « Printemps arabes, la confiscation » programmée sur France 3 le mercredi 22 mai 2013 à 20h40 et dont voici, ci-dessous en fin de texte,  le synopsis alléchant publié à l’occasion.

Réponse
Il n' y a pas pire pour un humain que de vivre sous le joug d'une dictature féroce qui le déshumanise à petit feu comme ce fut le cas du temps de Ben Ali, Kadhafi et les autres. La Tunisie et les tunisiens en supportent aujourd’hui les conséquences avec cette ferme volonté de les surmonter. L’abcès a été traité chirurgicalement, place à la rééducation et à la convalescence non dénués de douleurs
Il n'y a pas non plus de transition tranquille mais jamais la liberté d’expression n’a été aussi significative et les contre pouvoirs (société civile et opposition) aussi présents. Nul ne peut le nier.
Les tunisiens en sont conscients et malgré les difficultés économiques, ils ne se laissent pas manipuler, ni par l’inquisition religieuse ni par l’inquisition laïque.
La Tunisie a déjà réussie sa révolution, il lui reste à surmonter sa transition au mieux et avec le minimum de dégâts, quand on sait ce que l’histoire des révolutions a engendré ailleurs, y compris en France. Et surtout, les espoirs de liberté, de démocratie et de justice sociale revendiqués par «les Printemps arabes» sont toujours, plus que jamais, présents...et d'avenir.
Quand à la diabolisation confusionnelle médiatique de l'islam, elle reste improductive et vouée à l'échec.

RMD


Synopsis de France 3 : Ces deux dernières années, les révolutions arabes ont destitué des dictateurs en Tunisie, en Egypte et en Libye, tandis qu'en Syrie elles se sont muées en une durable guerre civile opposant Bachar el-Assad à l'Armée syrienne libre. A Tunis et au Caire, le même constat : le pouvoir a été confisqué par des islamistes bien structurés et financés par le richissime Qatar : les Frères musulmans. Partout, les espoirs de liberté, de démocratie et de justice sociale revendiqués par «les Printemps arabes» semblent s'être évanouis... Et l'instabilité s'est installée.

mercredi 8 mai 2013

Tunisie : Rafaat Mrad Dali : le terrorisme ne passera jamais en Tunisie.

Djebel Chambi
Les quelques poches hors la loi dispersées dans les massifs frontaliers sont en pleine débandade. Nous avons une confiance absolue en la capacité de l'armée nationale et des forces de sécurité pour nettoyer toutes ces zones en douceur et profondeur comme elles le font aujourd'hui, afin que tous les brigands ou criminels quels que soient la couleur de leurs costumes et la diversité de leur motivation, soient traduits en justice et punis ensuite avec la plus grande sévérité.
Les forces de sécurité militaires et de gendarmerie font judicieusement et admirablement leur travail malgré les moyens limités sur le djebel Chambi ( une centaine de km2) ainsi que dans les quelques nids frontaliers de Kasserine et du Kef ; tous les tunisiens ont rendu un hommage unanime aux militaires blessés par l'explosion de mines parsemant les alentours des chemins de contrebandes.
Quand à la manipulation médiatique de ces opérations par certaines oppositions improductives ou médias à sensation pour créer un climat de panique en période prétouristique, elle est vouée à l'échec.
Le terrorisme médiatique et ses nuisances sont aussi une réalité. Jamais les services cardiovasculaires et de psychiatrie tunisiens n'ont enregistré autant de dégâts parmi les intellectuels et élites en post révolution soumises au matraquage et stress quasi permanents. On leur voile le moindre recoin de soleil..

 الندى الجمهوري  
Rafaat Dali (رفعت مراد الدالي)
AR : Observatoire vigilant de propositions et d'alertes contre toutes voies ou dérives antidémocratiques d'où qu'elles viennent..
« Les Valeurs de civisme et de respect au cœur de toutes les Actions et Réformes »

 


vendredi 3 mai 2013

Femen tunisie : ...trop les habillent ou trop les déshabillent


Vêtements soudain jetés a terre, bruits et cris hystériques, slogans étudiés, opération commando face aux caméras, logistique discrètement organisée par 2 partis politiques de la place et financement par une association, le cocktail Femen devenu classique, alimente ainsi les discussions des salons bourgeois. La rue, quant à elle, intelligemment, joue l’indifférence, le tunisien lamda flairant les dessous des enjeux malsains de cette catégorie de "référents politiques et médiatiques" qui croient s’honorer en portant aux anges ses « sex expressions » et en jouant au quotidien au tissage des petites ficelles croyant pouvoir bouger de grandes marionnettes.On cherche alors le bouc émissaire de service.
Le diable de circonstance sciemment et malicieusement désigné par toutes les oppositions, patron de tous les maux, ne devinez pas, évidemment la troïka, le triangle Ennahda ( Rached Ghannouchi) en premier puis "les dits complices" - CPR ( Moncef Marzouki) - Ettakatol (Mustapha Ben Jaafar) au pouvoir à qui on va reprocher maintenant de voler la liberté des femmes et des filles, car religieusement trop les habillent ou, par dépit trop les déshabillent.

En fait, l’ombre de la course aux élections et au pouvoir plane sur la tête de nos anges aux seins nues et tous les coups, par une certaine opposition, sont permis…
Pour la circonstance, sages, anciens, psychologues, associations préventives, pédagogie, assistance aux familles éprouvées et déchirées, bref la panoplie classique de la prise en charge physiologique de telles situations psychodramatiques hyper démonstratives, brille par sa totale absence. Cela n’est plus de mode face au chacun pour soi...
Alors, le rouleau compresseur de nos sociétés de communication dites « modernes » broie à tout va les fragiles, les démunis, les solitaires au nom de la liberté retrouvée.
De plus, 23 ans de déshumanisation, d’injustice et de passe-droits de l'ex mafia, cela laisse des traces, certaines visibles et d’autres encore cachées et qui vont, certainement, réserver de sacrées surprises dans le futur.
Honte aux politiques complices qui exploitent à des fins politiciennes,  la souffrance interne et la fragilité psychologique de ces filles, victimes de sociétés en perte de repères, de spiritualité, de générosité et d’amour.
Amina, ma fille, je ne partage pas ce que tu fais mais pardon au nom de tous les adultes et parents démissionnaires…
Rafaat Mrad Dali
 الندى الجمهوري
(
رفعت مراد الدالي)
AR : Observatoire vigilant de propositions et d'alertes contre toutes voies ou dérives antidémocratiques d'où qu'elles viennent..
« Les Valeurs de civisme et de respect au cœur de toutes les Actions et Réformes »

jeudi 2 mai 2013

Rafaat Mrad Dali : Le projet de nouvelle constitution est une avancée substantielle. Le régime mixte est un bon équilibre post-révolution.


La Tunisie se trouve en plein remaniement structurel suite à une révolution qui a éjecté la tête d’un système mafieux politico -financier déshumanisant qui a gangrené le corps et l’âme d’une partie de la Tunisie durant 23 ans. Elle s’en est relevée mais la réparation demande du temps pour remettre la machine en route sur de bons pieds malgré les forces d’inertie contre-révolutionnaires intérieures et extérieures encore présentes même si en fin de souffle..
Respectueuse de la Tunisie profonde, cette nouvelle constitution n’est pas un simple copier-coller comme le souhaiteraient certains en marge de la réalité locale, copie qui risquait de nous mener droit à des confrontations passionnées sans fins et, bien plus. Ce projet de mouture respecte à la fois la spécificité tunisienne et l’universalité, le tout adapté à la géopolitique spécifique régionale.
Les droits de l’homme ainsi que les libertés démocratiques, le multipartisme, la liberté d’expression, le pouvoir des contre-pouvoirs sont ainsi soulignés.
En démocratie avancée, le modèle de régime présidentiel ou parlementaire ou mixte ne constitue pas un obstacle en soi, le pouvoir étant naturellement partagé dans tous les cas, au vu des multiples expériences des démocraties voisines et amies. Durant cette phase délicate de régénération du tissu politique, le régime mixte semble être un bon choix sachant qu’en démocratie rien n’est immuable et qu’une nouvelle majorité élue peut modifier légalement le dit régime si le peuple l’accepte. Il n’est donc pas besoin, sous prétexte caché de lutte pour le pouvoir, d’en faire un « gare aux loups » retentissant, inutile et improductif.
Autres développements suivent…

 الندى الجمهوري  (رفعت مراد الدالي)
AR : Observatoire vigilant de propositions et d'alertes contre toutes voies ou dérives antidémocratiques d'où qu'elles viennent..
« Les Valeurs de civisme et de respect au cœur de toutes les Actions et Réformes »

mercredi 24 avril 2013

Rafaat Mrad Dali : "Le cumul des mandats et des salaires existe, hélas, dans certaines démocraties mais la Tunisie se doit d'être innovante et exemplaire"

Le contexte de la transition démocratique qui exige l'exemplarité et la transparence des référents ( députés et membres du gouvernement ) oblige la gouvernance de la Troïka ( Ennahda, CPR et Ettakatol) à prendre les mesures rapides et nécessaires pour mettre fin au cumul des mandats et des salaires issus de l'argent public tout en assurant des revenus acceptables et honorables aux représentants du peuple. La situation économique en cette période délicate, exige des sacrifices de chacun. Rien n'empêche dans le futur, en cas de croissance, de réviser à la hausse les salaires des décideurs politiques.

Pédagogie et lectures recommandées :  

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Cumul_des_mandats_en_France
- http://fr.myeurop.info/2013/04/09/cumul-des-mandats-un-mal-bien-francais-et-persistant-7618
- http://fr.myeurop.info/2012/07/13/pourquoi-faut-il-mettre-fin-au-cumul-des-mandats-5695

رفعت مراد الدال : إن تراكم الولايات والأجور هي، للأسف، موجودة في بعض الديمقراطيات لكن تونس يجب أن تكون مبتكرة ومثالية 


vendredi 19 avril 2013

Christine Lagarde : « bonnes nouvelles d’ici la fin de semaine »


La présidente du FMI Christine Lagarde
La présidente du FMI a tenu personnellement à faire cette annonce au cours d’une conférence de presse, témoignant ainsi sa confiance en la Tunisie post- révolutionnaire et sa transition.
Comme nous l’avions souligné dans le post précèdent, Christine Lagarde a vivement soutenu la révolution tunisienne pour la démocratie et la dignité et y compte des amis sûrs.
RMD

mercredi 17 avril 2013

Rafaat Mrad Dali : le FMI et "le vrai et le faux" de Chedly Ayari, Gouverneur de la banque centrale de Tunisie.

Siège du FMI

Suite à la déclaration de Chedly Ayari le 16 avril 2013 en prévision du prêt FMI en cours de négociation et dans laquelle il précise les faits suivants : «La Tunisie a besoin de ce matelas de sécurité, mais elle n’est pas pour autant au bord de la faillite». « C'est le premier recours au FMI depuis 1986, mais les conditions ne sont pas les mêmes. En 1986, nous étions au bord de la faillite et n'avions pas de devises, alors qu’aujourd'hui, nous avons l'équivalent de 8,6 milliards de dollars de réserves et une croissance de 3,6% en 2012 »(voir le site Leaders : http://www.leaders.com.tn/article/la-tunisie-et-le-fmi-proches-d-un-accord-pour-l-octroi-d-un-pret-de-1-75-milliard-de-dollars?id=11228#commentSection),
je souhaite apporter, en tant que témoin actif de cette période des années 80, les précisions suivantes :

Christine Lagarde

le Vrai : le FMI accordera sans aucun doute et incessamment le prêt de 1.75 milliard de dollars. La présidente Christine Lagarde (qui a été une des premières personnalités internationales à visiter notre pays en post révolution) et le bureau du FMI soutiennent particulièrement cette initiative en faveur de la Tunisie post-révolutionnaire en plein cheminement démocratique tout en encourageant vivement les autorités tunisiennes à mettre en place tous les outils nécessaires et performants permettant d'accompagner avec plus de rigueur la gestion future de ce fonds et à améliorer les conditions et l'environnement compatibles avec une meilleure croissance économique, comme l'a d'ailleurs justement souligné le ministre des finances Elyes Fakhfakh.

Le Faux : Contrairement aux affirmations de Chedly Ayari qui évoque injustement "la faillite de fin 86", en 1986 et ce depuis les années 80, sous l’initiative du gouvernement Mzali ( Mohamed Mzali était alors premier ministre de l'époque), la Tunisie a connu en faveur de l'économie et de l'emploi, une avalanche de méga-projets sans précédents dont je cite quelques uns à toutes fins utiles :
  • les dizaines de banques européennes et arabes de développement qui se sont installées pour la première fois en Tunisie avec dans leurs paniers des fonds en devises importants.
  • C'est ainsi que de grands projets économiques ont vu le jour en ce temps là (ex : l'énorme projet du Lac (assainissement et urbanisation) qui a crée des milliers d'emploi, l'installation de centaines d'entreprises exportatrices, la réalisation de l'autoroute principale longeant le littoral, les multiples infrastructures mixtes avec l'Algérie soeur, le grand canal creusé par les chinois qui traverse le Cap Bon et qui a enrichi l'irrigation, la fourniture en eau potable et l' agriculture, les forages profonds multiples pour les cultures dans le sud du pays (développement de la culture sous serre), les dizaines de facultés, universités, hôpitaux, lycées, infrastructures touristiques créées dans tous le pays etc..
    Feu Mzali Mohamed, ancien PM
  • Bien sûr, tout grand économiste de renommée qu'il soit, Monsieur Chedly Ayari n'en dit rien et parle de faillite et pourtant il en sait quelque chose et nous aussi. Son CV sur Wikipedia fait silence comme par hasard de sa carrière durant toute cette période et celle qui vient après, comme si les anciens réflexes persistaient.
  • Pour la vérité historique, en somme, en cette période, rarement autant de devises étaient rentrées dans le pays,  les finances étaient là accompagnant les multiples projets sus-cités et d'autres mais la diminution des réserves de la banque centrale était une opération organisée de manipulation classique de chiffres montée par la bande à Ben Ali avec également la complicité du Gouverneur de la Banque centrale de l'époque ( qui s'en est mordu les doigts ensuite et a fait son mea culpa depuis (Hamadi Skhiri))  pour une déstabilisation politique du gouvernement de l'époque rentrant dans le cadre de la lutte classique du pouvoir autour d'un Habib Bourguiba vieillissant et qui préparait déjà, inconsciemment, dès 1986 la gouvernance pour la mafia politico-financière qui a sévi durant 23 ans et servi "la famille et les alliés" aux dépens de tout le reste et des autres régions déshéritées. Il s'est effectivement suivi, dès fin 1986, de la prise de contrôle de tous les rouages de l’état par le clan du dictateur déchu, encerclant et isolant dans son palais de Carthage un Bourguiba laissé aux « bons soins » de sa nièce « aux ordres » Saida Sassi. La meilleure preuve, c'est que 3 mois après la supposée "faillite", Rchid Sfar installé fin 86 par cette même mafia, Premier ministre de façade sans prérogatives, annonce avec grand fracas, haute voix et preuves à l'appui, que l’économie et les finances tunisiennes se portaient désormais très bien. (Voir journaux de l’époque). C'était tout bonnement "un miracle de la nature" jamais observé dans aucune référence économique ou financière de ce bas monde et c'est ce qui confirme le coté « farce » de la chose. Hélas, l'honnêteté intellectuelle fait toujours défaut et l'on continue à diffuser le refrain de la tromperie Ben Alienne aux tunisiens.

Je ne souhaite pas dire plus sur Chédly Ayari que je connaissais bien mais celui-ci ayant eu le courage de présenter récemment ses excuses au peuple tunisien avant sa nomination en tant que Gouverneur de la banque centrale, il a donc désormais mon respect et je persiste à croire qu'a son âge avancé, l’intérêt général et la conscience prévalent désormais sur les intérêts de lobbies et les ambitions personnelles.
Enfin pour conclure, à partir de fin 1986, c'est bien avec le gouvernement de Rchid Sfar, que la Tunisie est entrée doucement et sûrement dans la difficile phase de la faillite politique qui s'est associée, dès le complot médical de 1987,  à celle de la dictature de la mafia familiale politico-financière qui a sévi durant 23 ans grâce, entre autres,  aussi au silence complice de certains politico-technocrates très « compétents » et très « galonnés ».
Chedly Ayari



Oui, comme le souligne Chedly Ayari dans son dernier communiqué, c'était le premier recours au FMI depuis 1986 mais il aurait du ajouter que, contrairement à la situation actuelle dans laquelle la conjoncture difficile nous presse d'intervenir auprés du FMI, Mr Mzali jugeait que l'octroi de ce prêt n'était pas nécessaire au vu de la conjoncture de l'époque et ce malgré les demandes pressantes du FMI pour qui la Tunisie était considérée largement crédible pour un prêt encore plus important que celui-ci. En effet, la Tunisie en ce temps là, en plein développement et croissance avec un surplus de projets en chantiers, ne nécessitait pas, d'après lui, de prêt institutionnel à l’époque, des prêt d'ajustement classiques ponctuels étaient suffisants. Mais la cabale politique était déjà en marche fin 1986 pour une grande tromperie des tunisiens et du pays qui devait durer de longues années avec son lot d'inégalité sociale criante, de déliquescence des valeurs, de manipulation, bref tous les ingrédients d'un état mafieux. Vous connaissez tous la suite et nous en payons encore les conséquences.
Ceci dit, ce prêt actuel du FMI vient à point pour aider la Tunisie à traverser cette période de tempête provisoire sachant qu'elle a tout pour réussir sa démocratie dans les meilleurs délais, j'en reste convaincu.

J'ai tenu à écrire ce témoignage en hommage à un grand patriote qui a servi longuement et loyalement son pays aux cotés du leader Habib Bourguiba. Sa trace, il l'a laissé à travers les multiples réalisations sociales, éducatives, économiques, politiques et sportives qui portent toujours son empreinte. C'est ainsi que l'on juge le passage d'un homme politique. Comme aujourd'hui dans nos sociétés, les médiocres cherchent vainement à s'imposer sur les meilleurs, le mal veut prendre le dessus sur le bien. C'est ainsi qu'ils avaient cherché désespérément à le salir parce qu'il était propre et n'était esclave d'aucun lobby malfaisant. Mais jusqu'au bout, Mohamed Mzali est resté debout. 

samedi 13 avril 2013

بن جعفر : رغم حملة التشويه التكتّل عازم على توحيد صفوفه

Source : Babnet : http://www.babnet.net/rttdetail-63472.asp


Mustapha Ben Jaafar :  « L’opinion publique et surtout nos partisans ne tarderont pas à se persuader de notre apport dans le maintien de la sécurité, la mise en place de la législation et le progrès accompli dans la rédaction de la constitution » et ce malgré les apparences et les énormes difficultés inhérentes à toutes transitions post-révolutionnaires.

jeudi 11 avril 2013

Rafaat Mrad Dali : le Qatar est un fidèle allié de la Tunisie et de sa révolution et il a notre considération

  Une campagne médiatique diaboliquement orchestrée contre ce petit pays du golfe qui réussit, est entrée dans la démesure avec son lot de petites vérités mêlées aux gros mensonges, à la rumeur, la calomnie, bref le défouloir de tous les complexes et de tous les complexés, fragiles populations exploitées par les puissants lobbies qui ne supportent plus la montée en puissance de ce petit état qui ne leur fait pas allégeance. C'est la mode aujourd'hui : on tire sur tout ce qui est positif ( constructif, rassembleur, synergique) pour faire l'apologie du négatif ( destructeur, diviseur, catalyseur de l'inertie). Les médias électroniques et les réseaux sociaux sont, bien sûr, mis à large contribution mais ce qui est triste pour la liberté de la presse si nécessaire en démocratie, c'est que leur crédibilité n'a jamais été aussi secouée auprès des opinions publiques. En postant que l'excessif, ces médias deviennent, petit à petit, insignifiant. Je l'ai remarqué après une visite de deux semaines en Tunisie dans la capitale et l'intérieur du pays. Les gens en en marre de ce qu'ils appellent le premier parti de Tunisie, le PRID, parti de la Rumeur, de l'Intox, et de la Désinformation.
Il est utile, pour l'équilibre des choses, de se souvenir de ceci :
- Qui a crée la première chaîne TV internationale en langue arabe ( El Jazira) rivalisant ainsi avec les meilleurs chaînes d'information de ce monde ? C'est le Qatar. Cela dérange les monopoles.
- Qui a tenu tête aux grands monopoles de l'information et de l'image et qui faisaient la pluie et le beau temps sur nos esprits et nos comportements durant des décennies ? C'est le Qatar.  Cela dérange les intérêts des puissants trusts financiers plus puissants que les Etats (crise financière qui a affaiblie les États).
- Qui a, durant le soulèvement des tunisiens contre leur dictateur, soutenu aux cotés de nos autres alliés, leur mouvement de révolte du début à la fin, à travers cette même chaîne largement écoutée, en rapportant les paroles et les actes des révolutionnaires contrebalançant ainsi la propagande de la mafia politico-financière proBenaliste? C'est le Qatar. Cela dérange la mafia et les mafias qui corrompent les justices, les politiques, les flics et les médias véreux.
- Quel est le pays à qui Ben Ali et ses fidèles contre-révolutionnaires rendent aujourd'hui en partie responsable de leur départ précipité du pouvoir après 23 ans de règne totalitaire ? C'est le Qatar. Cela dérange le dictateur et les sangsues du peuple.
- Quel est le pays auquel s'attaquent les régimes qui veulent que la révolution tunisienne échoue ? C'est le Qatar. car il dérange les dictatures outrancières qui servent les intérêts d'une minorité engraissée au dépens des peuples.
 
Chacun d'entre-nous a tout à fait le droit de critiquer mais il est recommandé de disposer d' un minimum d'honnêteté intellectuelle pour rappeler aussi l'apport considérable du Qatar à la Tunisie.
Pour toutes ces raisons transparentes, nous ne pouvons que nous insurger contre les détracteurs hystériques de ce pays frère et ami et rappeler à ceux de bonne foi, de ne pas se laisser manipuler par les "jusqu'au boutistes" et de se concentrer sur la construction de notre démocratie et non sur son affaiblissement à travers les vaines tentatives de certains irresponsables.
Par la même, je dis à nos frères qataris de ne pas se laisser impressionner par ceux qui tirent les ficelles du désordre et de l'isolement du pays en orchestrant, à travers certains réseaux sociaux ou portails électroniques connus, une cacophonie bruyante ça et là ; cela fait partie des grains de sable inhérents à toute transition post révolutionnaire et ils finiront par se disperser dans la nature. Une partie de l' opposition tunisienne, en soutenant ces courants improductifs, démontrent qu'elle se contente d’être une opposition de blocage et non de construction et qu'elle privilégie ses ambitions partisanes au dépens de l’intérêt général. En cherchant l'excessif, elle ne récoltera que le superflu.
En stigmatisant systématiquement l'action du gouvernement, en laissant de coté toute critique constructive, elle se stigmatise elle même et ne réussira pas à égratigner l'image du pays et des tunisiens.
La mise en garde de Moncef Marzouki, est claire et justifiée. Le président de la république provisoire, en dehors hélas de son déficit chronique évident de communication, n'a pas jeté un pavé dans la mare, il a mis les points sur les "i" et a invité les "partisans de l'excessif" à assumer leurs responsabilités devant leurs consciences mais aussi devant la loi.


Attention : critiquer, oui, manifester oui, mais la démocratie n'est pas la liberté d'insulter sans limites. La violence verbale comme physique est condamnable.

 رفعت مراد الدالي
Appel Républicain : Observatoire vigilant de propositions et d'alertes contre toutes voies ou dérives

antidémocratiques d'où qu'elles viennent... « Les Valeurs au cœur de toutes les Actions et Réformes »
 

mardi 9 avril 2013

Séquestration de Bourguiba : Rafaat Mrad Dali : "la réalité, c’était le silence complice de toute la classe politique de l'époque et la sourde colère de tout le peuple"

Habib Bourguiba, leader de l'indépendance
A part les exaspérations et grondements sincères de son fils Bibi (Habib Bourguiba junior), de sa proche famille, et de quelques exceptionnelles tentatives feutrées d’alertes ( M. sayah) pour améliorer les conditions de détention du leader Habib Bourguiba cloîtré dans la résidence du gouverneur de Monastir, située seulement à 800 mètres du centre ville, voisinant l’avenue principale, la vérité était la sourde colère du citoyen lambda et le silence complice des politiques sans exceptions, occupés à leurs affaires et à la bénédiction du dictateur et de sa famille. Nous les avions croisés en France et en Europe ( nous étions en exil), ces politiques ou pseudo référents, hommes et femmes à qui Bourguiba a tout donné, véhiculant durant les années 90 et 2000 à nos amis occidentaux le même message anesthésiant, « que Bourguiba allait bien » et qu’il disposait de la sollicitude bienveillante et filiale de Ben Ali » et que « la Tunisie allait irrémédiablement vers la démocratie et la prospérité ». On connaît la suite, l’intérieur du pays déshérité et appauvri au dépens d’une classe privilégiée, engraissée à outrance chargée de constituer la belle façade entourant l’indignité.
En fait, Bourguiba et son peuple, c’était une fusion de fait et de destin. Sous Ben Ali, Ils étaient ainsi tous deux encagés autorisés seulement à vaquer au quotidien et à se taire.
De passage à Monastir ce samedi de soleil, je me suis mêlé à cette foule immense, sincère et enthousiaste rendant hommage à son libérateur.
Un vieux monastirien, pointant malicieusement du doigt certaines « personnalités officielles anciennes et nouvelles », se bousculant pour la visibilité et la première place, me glissa à l’oreille : « si Bourguiba se réveillait soudain de sa tombe et qu’il venait à observer le spectacle de certains partisans ou personnalités politiques se prévalant aujourd’hui, plus que les vrais, de la première ligne de ses fidèles et héritiers (du Bourguibisme) et s’exprimant à qui mieux en son nom, il retomberait sûrement en syncope… » ils l’ont trahi eux aussi, les BCE et compagnie et l’ont laissé moisir et on trompe toujours le peuple aujourd’hui », a t’il ajouté.
Mais Grâce à Dieu, en dépit de tous les fardeaux, ce peuple fier et généreux, s’exprime aujourd’hui. Le reste suivra..
PS : pour la vérité historique, bien avant le coup d’état médical de 1987, le vieillard fatigué, n’était déjà plus le grand Bourguiba. Dépouillé adroitement de ses plus proches fidèles, encerclé par les loups malfaisants et les mafieux qui tenaient en laisse serrée l’omniprésente nièce, Saïda Sassi, maladroite mégalomane (chargée de ses petits soins et de « siffler à ses oreilles » les ordres précis de la mafia de l’époque aux aguets pour faire le vide autour de lui), le complot était déjà programmé dès 1986 et Bourguiba était déjà confiné bien cadré dans son palais de Carthage.. Il aurait du se retirer de lui même, bien avant, dans le respect de sa personne et de notre patrimoine car Bourguiba, c’est notre patrimoine, c’est notre Napoléon avec ses victoires innombrables, en dépit de ses quelques faiblesses et défaites.
J’espère que ce message sera entendu par tous nos gouvernants actuels et futurs, y compris celles et ceux qui ont subi les foudres de Bourguiba. Nul n’est parfait en ce bas monde, mais dans la balance, le jugement est sans appel. La Tunisie a eu à sa tête un grand parmi les meilleurs de ce monde.

Rafaat Mrad Dali (رفعت مراد الدالي)
Témoin proche, actif et discret de 12 ans de pouvoir au plus haut sommet de l’état aux cotés de Bourguiba et de ses plus proches fidèles. Une grande école de la vie et des hommes qui m’a accompagné tout au long de mon parcours politique en Tunisie, en France et à l’international. Si je suis un élu actuellement en France (en tête de liste, indépendante, cas unique en France pour un maghrébin arabe), je le dois, en très grande partie, à cette école Bourguibienne. 

Publié dans JournalTunisie.info :  http://journaltunisie.info/2013/04/08/sequestration-de-bourguiba-rafaat-mrad-dali-la-realite-cetait-le-silence-complice-de-toute-la-classe-politique-de-lepoque/

dimanche 31 mars 2013

Tunis a accueilli le forum social mondial dans la joie et la bonne humeur

La baie de Tunis - banlieue nord
Ambiance bon enfant à Tunis, rues bondées, couleurs multiples, cafés et hôtels surchargés avec en plus la liberté de s'exprimer et de contester.
Exercice éminemment difficile mais bien réussi pour une transition post révolutionnaire que d'organiser un forum mondial, assurer toute la logistique nécessaire pour accueillir les professionnels du social et les altermondialistes du monde entier.
Afrique, Asie, Amériques, Europe, ils étaient là pour échanger, apprendre, prendre des nouvelles, mesurer la température de la révolution et de sa transition, oui la révolution positive est bel et bien passée par là malgré toutes les tempêtes des extrêmes, de la démesure et des contre-révolutionnaires nostalgiques.  L’attitude des tunisiens, toutes composantes confondues, est remarquable globalement malgré un contexte économique difficile et après 23 ans de silence assourdissant de la dictature. Oui, la démocratie naissante, après une phase hystérique physiologique, adoucie lentement mais irrémédiablement les extrêmes.
 Rafaat Mrad Dali
 رفعت مراد الدالي

vendredi 22 mars 2013

L'Allemagne disposée à apporter son assistance juridique, économique et universitaire à la Tunisie (source tunistribune.com))

Source : http://news.tunistribune.com/?q=node/1818

L'Allemagne disposée à apporter son assistance juridique, économique et universitaire à la Tunisie
Berlin - Le président du Bundestag (Chambre basse du parlement), Norber Lammert, a fait part, jeudi, de la disposition de l'Allemagne à apporter une assistance juridique,économique et universitaire à la Tunisie, et ce lors de l'entretien qu'il a eu, à Berlin, avec le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, en visite d'État en Allemagne.
Selon Hédi Ben Abbès, premier conseiller auprès du président de la République chargé des affaires diplomatiques, le président Marzouki a réaffirmé la volonté de consolider la coopération tuniso-allemande dans les domaines économiques, notamment en matière d'échanges commerciaux, d'énergie et de tourisme. Marzouki a souligné l'engagement de la Tunisie à rétablir la sécurité dans le pays et à garantir un climat de paix.
De son côté, Le président du Bundestag a affirmé la disposition de son pays à soutenir la Tunisie dans ce domaine. Évoquant la dette tunisienne auprès de l'Allemagne estimée à 150 millions d'Euros dont 60 millions convertis en projets de développement dans des régions défavorisées, Marzouki a formé l'espoir de voir le reliquat de la dette tunisienne transformé en projets de développement. L'entretien a porté, en outre, sur le processus de transition démocratique en Tunisie, l'évolution de la rédaction de la constitution et l'établissement d'un calendrier des prochaines échéances, notamment la date des élections.
TAP

 Rafaat Mrad dali : Allemagne - Tunisie : une confiance jamais démentie.
 رفعت مراد الدالي

jeudi 21 mars 2013

20 Mars : Bourguiba, célébré à Paris (source Leaders.com)

  Source : http://www.leaders.com.tn/article/20-mars-bourguiba-celebre-a-paris-occulte-a-tunis?id=11063


Le dévoilement du buste du Président Habib Bourguiba à Paris aura le plus marqué la célébration ce mercredi 20 mars de l’anniversaire de l’indépendance Tunisie. Du fait de sa symbolique, la cérémonie forte en symbole organisée à l’Esplanade Bourguiba, au cœur du 7ème arrondissement de la capitale française a en effet davantage suscité l’intérêt et l’émotion que toutes les autres manifestations organisées en Tunisie. Il faut dire que le Maire de Paris et Tunisien de naissance et de cœur, Bertrand Delanoë, tout comme son adjoint chargé des Relations internationales, des Affaires européennes et de la Francophonie, Pierre Schapira, et la Maire du 7ème arrondissement, Rachida Dati, y ont mis beaucoup de soin. Ils y ont en effet invité nombre de personnalités tunisiennes et d’amis de la Tunisie et tenu à assurer à la cérémonie une large couverture médiatique. L’ambassadeur de Tunisie à Paris, Adel Fekih y a de son côté largement contribué.
On remarquait parmi les présents, Jean Daniel, Taher Belkhoja, Mustapha Masmoudi, des élus de la municipalité de Monastir et un grand nombre de figures tunisiennes parmi les compagnons de Bourguiba, des jeunes de la communauté tunisienne en France ainsi que des amis français.
La présence, officielle, mais aussi chargée d’implication personnelle, d’Aziz Krichen, ministre-conseiller politique du Président de la République, ne pouvait passer inaperçue. Bien qu’il était mandaté par Moncef Marzouki, il voulait sans doute, au-delà de l’hommage officiel à rendre, accomplir un devoir de considération au « Combattant suprême ». Très jeune, Krichen avait fait partie des premiers étudiants perspectivistes arrêtés sous Bourguiba, en 1966 et envoyés en prison. Ce fut pour lui, comme pour beaucoup d’autres militants de gauche, le point de départ d’une lutte continue jusqu’à la révolution, avec son lot d'emprisonnement, de privations de droits et d’exil, (dans son cas pendant 16 ans en France). Revoir cet opposant à Bourguiba qui enflammait jadis à Paris-même, la Cité Internationale, Boulevard Jourdan, la Mutualité et autres espaces de militantisme, applaudir, 40 ans après, le dévoilement du buste de celui qu’il dénonçait de toutes ses forces, était hautement symbolique.
Un nouveau musée Bourguiba, bientôt à Skanes Monastir
Cette reconnaissance quasi-unanime des Tunisiens du combat de Bourguiba et de son œuvre s’impose en réponse forte à ceux qui veulent aujourd’hui l’occulter, sinon, renier et décrier. La célébration le 6 avril prochain, du 13ème anniversaire de la disparition du fondateur et premier président de la République tunisienne, sera sans doute une nouvelle occasion pour témoigner de l’attachement des Tunisiens aux valeurs de modernité et d’ouverture, sans cesse prônées par Bourguiba.
Conscient de cet attachement, Marzouki a tenu à aménager, dans l’ancien palais présidentiel de Skanès qui menaçait ruine, un musée dédié à Bourguiba. Conçu en « projet institutionnel de préservation de la mémoire nationale», il comprend également un centre de documentation pour les études bourguibiennes, enrichi notamment par le fonds documentaire retrouvé dans les caves du palais de Carthage ainsi qu’un espace dédié aux conférences. 

 20 Mars : Bourguiba, célébré à Paris, occulté à Tunis

Rafaat Mrad Dali :"ce fut un grand rassemblement témoignant de l'unité des tunisiens dans toute leur diversité. Beaucoup de chaleur humaine dans une météo fraîche".

 رفعت مراد الدالي

samedi 16 mars 2013

Rafaat Mrad Dali : Débat Youssef Seddik versus Béchir Ben Hassan. 2 mondes. Et Tunis ?


Les 2 sont musulmans, l'un survole un monde, le second plane sur un autre. La richesse et l'invulnérabilité de l'Islam, religion de l'humain, de la modération et de la tolérance,  malgré les tentatives vaines de l'affaiblir, sont justement sa diversité dans la spiritualité et son unicité dans le livre sacré à la virgule près. Le reste..comme ces débats, sont des tentatives de simples égratignures sur la muraille de Chine.

Source : http://www.businessnews.com.tn/Tunisie---Lors-d%E2%80%99un-bras-de-fer-id%C3%A9ologique,-Youssef-Seddik-triomphe-de-B%C3%A9chir-Ben-Hassan-,519,36927,1

jeudi 14 mars 2013

John Kerry : soutien des USA au processus de la transition démocratique en Tunisie et au nouveau gouvernement


John Kerry
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a dans un communiqué affirmé le soutien de l’administration américaine à la Tunisie, à son processus de transition et au nouveau gouvernement dirigé par le nouveau premier ministre Ali Larayedh.
Il invite les parties " à travailler ensemble pour finaliser une constitution respectueuse des droits humains et développer une feuille de route menant à des élections".
"L'annonce d'une date pour les élections est de nature à clarifier la direction prise par la transition démocratique et aidera à retrouver la stabilité politique, sécuritaire et économique" précise le communiqué officiel.
Il a appelé à « des élections libres et équitables respectueuses des libertés de presse et d'accés aux observateurs locaux et internationaux ».

Rappel de quelques chiffres de la coopération avec ce pays fidèle ami et allié :
Jacob Walles
L’Ambassadeur américain en Tunisie Jacob Walles :
 « Depuis la révolution de janvier 2011, les Etats-Unis  ont engagé plus de 350 millions de dollars pour soutenir la transition démocratique en Tunisie.
 « Jacob Walles a remis au ministère de l’intérieur, ce mercredi13 mars, 28 nouveaux véhicules, représentant le deuxième don de la part du Département d'État américain faisant partie d’un lot de 44 véhicules dont la valeur est de 1,5 million de dollars »
« Le premier don, octroyé en décembre 2012, comprenait 16 véhicules utilitaires qui ont déjà été remis au ministère de l’intérieur ».
(رفعت مراد الدالي)

mardi 12 mars 2013

Rafaat Mrad Dali : en réponse à... la LTDH qui a déclarée : "l’immolation par le feu du jeune homme témoigne de l’échec du gouvernement"

12 mars 2013 : « Il est plutôt victime d’un monde devenu fou et sans pitié qui déboussole les hommes et les femmes les plus faibles et les plus fragiles, puis les dévorent.
L’immolation par le feu de ce jeune homme est un acte d'extrême désespoir et témoigne de l’échec d’une société en perte de repères socio-culturels et de spiritualité en particulier chez les jeunes (en Islam, le suicide est un interdit). Ce sont là les séquelles de 23 ans de dérive du système  Ben aliste dans lequel l’individualisme et le matérialisme priment sur les principes et les valeurs humanistes et humaines ». C'est le mal copier-coller.

http://journaltunisie.info/2013/03/12/ltdh-limmolation-par-le-feu-du-jeune-homme-temoigne-de-lechec-du-gouvernement/#comment-6661

PS :
- LTDH : ligue tunisienne des droits de l'homme
- Immolation par le feu : brûlures profondes étendues, douleurs physiques atroces, survie peu probable sinon séquelles lourdes physiques et psychologiques très handicapantes
- Les médias nationaux devraient programmer des séances d'informations et de préventions sur ce sujet hier impensable dans la société tunisienne, aujourd'hui brûlant d'actualité
Nous attendons donc des nouvelles dans ce sens du ministre de la santé publique et des médias. 

 رفعت مراد الدالي

Mohamed Abbou contre la nomination de Hamidane, Maatar et Badi.

"Dans un pavé, publié dimanche 10 mars, sur les colonnes d’Assarih, le SG du CPR Mohamed Abbou aurait refusé le portefeuille du commerce qui lui aurait été proposé dans le gouvernement Larayedh, car «il refusait d’endosser la responsabilité de la reconduction des candidatures de Salim Ben Hamidane, Sihem Badi et Abdelwaheb Maatar, pour des postes ministériels dans le gouvernement d’Ali Larayedh."
 Source. AfricanManager: http://www.africanmanager.com/148332.html

mardi 5 mars 2013

François Hollande recevant Mustapha Ben Jaafar : plein soutien de la France aux Tunisiens et au processus de transition démocratique en cours

François Hollande - Mustapha Ben Jaafar
 L'accueil était des plus chaleureux à l'image des liens profonds unissant les deux pays et peuples.

Voici le contenu du communiqué officiel :

- Le président de la République François Hollande a reçu, cet après-midi, M. Moustafa Ben Jaafar, président de l’Assemblée nationale constituante tunisienne.

- Il a évoqué avec lui la situation politique en Tunisie, un mois après l’assassinat de M. Chokri Belaid qui a profondément choqué les Tunisiens et ceux qui soutiennent leurs aspirations à la paix civile, à la liberté et à la démocratie.

- Cet entretien a été l’occasion pour le président de la République de réitérer le plein soutien de la France aux Tunisiens ainsi qu'au processus de transition démocratique en cours en Tunisie. Il a rappelé l'attachement de la France aux valeurs universelles qui ont porté la révolution du peuple tunisien.

- Le président de la République a également pris note des assurances que M. Ben Jaafar  lui a données concernant le calendrier politique de la transition démocratique, dont les deux étapes essentielles sont l’adoption dans les meilleurs délais de la nouvelle Constitution et la tenue des élections.

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Rappel : France -Tunisie : quelques chiffres hautement significatifs :

- l'ambassadeur de France en Tunisie, François Gouyette: la Tunisie, « premier partenaire stratégique  de la France» :
- 1300 entreprises françaises sont implantées en Tunisie avec 115000 emplois
- le budget de la coopération française, en Tunisie, a été d’environ 18 millions d’euros entre janvier 2011 et janvier 2013
- La Tunisie est le premier bénéficiaire de la coopération française par chiffre d’habitant
- aide à 120 associations, pour un montant de 1.700.000 euros
- collectivités locales: appui à travers des fonds et des mises en contact, la coopération entre Saône-et-Loire et Sidi Bouzid, Région PACA et Kasserine, Paris et Tunis, Dunkerque et Bizerte… 
- 40 millions d’euros, pour la mise en place d’une vingtaine de centres de formation dans tout le pays.
 - 500 journalistes tunisiens ont été formés par l’IFT
- crédits avantageux que le ministère français de l’Economie et des Finances, met à disposition des PME-PMI tunisiennes, pour leurs achats d’équipements, conditions de prêt très attractives (4.6% maximum en dinars sur 10 ans, dont 5.5 ans de période de grâce).
  - en 2012 : 110 nouvelles entreprises employant 3000 personnes






 

samedi 2 mars 2013

Tunisie : Les feuilletons TV du Ramadan : des hurlements chroniques et une cacophonie nerveuse (mise à jour)

Lorsque l'on parcourt, depuis quelques années, les différentes chaînes de TV tunisiennes publiques et privées ainsi que les feuilletons ramadanesques en particulier  avec un regard neutre et extérieur, l’on est surpris pour ne pas dire choqué par les cris, les hurlements, les invectives, les grimaces des acteurs au point de vouloir se boucher solidement les oreilles dans les 10 minutes qui suivent.
Scènes de ménages, conflits de voisinages, hommes sélectionnés à la limite de la débilité, femmes hypermales et hyperexitées, tout ce beau monde s’y met pour nous concocter une cacophonie nerveuse digne des poulaillers en pleine ébullition.
Quand aux différents scénarios développés, tout tourne autour de la trahison, de l’incompréhension, des menaces, des chantages, des coups bas, des vols, de la corruption, bref d’un véritable banditisme, non pas social seulement, mais aussi familial pour principale moralité.
Je vous laisse évaluer la qualité des messages que les réalisateurs ou ceux qui les financent..., veulent faire passer aux jeunes et aux moins jeunes, aux femmes comme aux hommes, aux familles branchées devant leur TV en cette période de recueillement religieux, en bref une véritable entreprise de démolition de la société et des valeurs de respect partout et en tout temps.
Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour ramener cette société vers la sérénité et des moments difficiles de luttes internes, de déséquilibres et de déficit de confiance risquent d'atteindre les prochaines générations.
En favorisant ou même encourageant ces manipulations sociétales expérimentales, Ben Ali, durant 23 ans, a perturbé le cheminement intellectuel de beaucoup de tunisiens vers la perte des repères (ce sont les statistiques qui le dévoilent) et cela semble continuer. Les responsables de ces chaînes et les adultes en poste assumeront avec leur conscience..
Des sociologues et des psychologues devraient étudier la motivation de ces productions dites «artistiques» et leur impact sur la société actuelle et future. L'Appel Républicain s’interroge: Quelle société, nous voulons pour demain à la lumière des statistiques actuelles concernant les dégâts et maux de notre société
Oui pour la liberté artistique mais pas "au plus offrant et à n'importe quel prix..."

Pour le PAR
الندى الجمهوري
Tarak Ben Mrad - Rafaat Dali (
رفعت مراد الدالي)
AR : Observatoire vigilant de propositions et d'alertes contre toutes voies ou dérives antidémocratiques d'où qu'elles viennent..
« Les Valeurs de civisme et de respect au cœur de toutes les Actions et Réformes »

Rafaat Mrad Dali : des zones d’ombre et des nuages sombres planent sur l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaid. Qui sont les commanditaires ? ( mise à jour)

L’enquête doit aller plus en profondeur car, face à la spécificité hautement professionnelle de ce crime, gare à l’orage et au tonnerre.  
Tout doute est préjudiciable au climat politique, à la santé de la démocratie et à la confiance envers sa gouvernance.
Rappel : tout assassinat politique crapuleux (en comparaison à l'assassinat idéologique) est déjà maquillé d'avance pour désorienter les enquêteurs et les opinions publiques ; ainsi la vérité est souvent enfouie dans la face cachée de l'Iceberg. Souvent, les premiers "pointés du doigt" font partie du lot des boucs- émissaires
Nous voulons faire confiance à nos enquêteurs et à la justice pour la rendre visible (cette vérité) et également apporter davantage de clarté sur les origines de l'assaut violent sur l'ambassade des USA ( pays ami et allié) et les destructions successives et organisées des mausolées portant un grave préjudice à l'image du pays et à sa révolution. Tout lien entre ces événements est possible du coté des commanditaires car concernant les assassins, ils peuvent porter toutes les vestes possibles de toutes formes et de toutes couleurs moyennant finances pour certains ou bourrage de crâne pour d'autres .
Pas de doute, il y a là un travail de vrais professionnels.
  
AR : Observatoire vigilant de propositions et d'alertes contre toutes voies ou dérives antidémocratiques d'où qu'elles viennent..
« Les Valeurs de civisme et de respect au cœur de toutes les Actions et Réformes »

PS : en réponse à certains commentaires : je ne connaissais pas Chokri Belaid ni de près ni de loin. Tous nos posts à ce sujet sont assujettis à un  principe clair: la lutte contre toutes les formes politico-mafieuses criminelles quelles qu'elles soient, véritable fléau de toutes démocraties.

 رفعت مراد الدالي